Portrait n°1

24/09/2018

Portrait n°1

Sandrine Roux-Morand, généalogiste familiale et secrétaire de l'association des Etudiants de Généalogie de Nîmes

Sandrine Roux-Morand est une généalogiste familiale professionnelle,installée depuis 2017.

Elle est secrétaire de l’Association des Etudiants de Généalogie de Nîmes, dont elle gère – entre bien d’autres choses – les pages Facebook et LinkedIn, l’annuaire et le site web.

Elle fait partie de plusieurs groupes Facebook dont, naturellement, celui du D.U. de Généalogie et Histoire des Familles de l’Université de Nîmes, mais aussi « Généalogie de fil en aiguille », dont elle est l’initiatrice.

Elle a créé son site web, https://www.audeladesracines.fr, en ligne depuis janvier 2018. On y trouve ses projets, ses offres et les articles écrits sur son blog depuis plusieurs années.

Domiciliée à Strasbourg, elle intervient dans le grand Est, la région parisienne, une partie de l’Occitanie (Aveyron, Gard, Hérault), la Franche-Comté et la Saône-et-Loire.

 

 

Pour notre association, elle a accepté de retracer son parcours et de nous parler d’elle, en répondant à ce questionnaire inspiré de celui de Marcel Proust.

 

 

Ce qui m'a amenée à la généalogie ? 

J’ai, depuis mes débuts de lectrice, aimé les histoires de famille. J’ai peu connu mon père biologique et c’est à cause d’une question de mon médecin sur mes antécédents familiaux, au moment de ma première grossesse en 1992, que j’ai cherché à en savoir plus. En vain. En 2006, j’ai appris le décès de mon père et je suis partie à la recherche de l’histoire de ma famille.

 

Le nombre de personnes dans mon arbre ?

Sur Généanet 577 personnes, en réalité autour de 2000. J’ai perdu toutes mes données informatiques il y a deux ans. Tout est sur papier mais je manque de temps pour le saisir.

 

L’ancêtre le plus ancien retrouvé ?

Anthoine Mouton, né vers 1545 à la Chapelle Thècle (71), branche maternelle. Le nom de Mouton s’est transformé en Moyne. Pourtant aucun ecclésiastique pour le moment. Des laboureurs et vignerons.

 

Mes héros ou héroïnes dans mon histoire familiale ? 

Une héroïne : Marie Pérennes, mon arrière-arrière-grand-mère adoptive, qui depuis dix ans me donne du fil à retordre. Oubli de déclaration à la naissance, mariée et veuve très tôt avec trois enfants. Elle a un quatrième enfant de père non dénommé. Mais le petit garçon est élevé par un homme témoin de sa naissance, qui épousera Marie en 1929. De ses quatre enfants, la seule petite fille est aux abonnés absents, les garçons se tous mariés entre 1921 et 1933. Tous déclarent leur mère décédée, alors qu’elle se remarie en 1929. Sa naissance en marge sur un autre acte après jugement du tribunal de Guingamp, fait mention d’un décès en 1954 dans une commune des Côtes d’Armor. Pourtant aucune trace d’elle dans cette commune, alors … je la cherche.

Je ne sais pourquoi Marie me touche autant. Je ne saurai jamais pourquoi ses enfants l’ont rejetée. Je veux lui redonner un peu de lumière.

 

L'objet associé à la mémoire familiale dont je ne me séparerai jamais ? 

Les ustensiles de cuisine de ma grand-mère.

 

 

Le principal trait de mon caractère ? 

La ténacité.

 

La qualité que je préfère chez un généalogiste ?

Il y en a deux : la ténacité et la compétence.

 

Ce que j'apprécie le plus aux Archives ?

Le calme. Plus sérieusement : chercher, chercher, et encore chercher. Mais aussi trouver !!!!

La compétence aussi des archivistes, les rencontres que je peux y faire.

 

Quel serait mon plus grand bonheur de généalogiste ?

Trouver dans un grenier, une vieille armoire, un tiroir caché dans un bureau… des documents qui me parleraient de ma famille.

 

Quel serait mon plus grand malheur ? 

Devenir aveugle, je ne pourrai plus rien faire, plus chercher, plus lire…

 

Ce que je déteste le plus ? 

L’hypocrisie et la bêtise.

 

Ce qui m'a amenée au DU de Généalogie de Nîmes ? 

De la légitimité. Autodidacte, j’avais besoin d’un diplôme pour me lancer. Valider mes connaissances était fondamental et aussi un gage de sérieux pour mes futurs clients.

 

Le plus beau souvenir de ces six mois de formation ? 

Il y a eu tant, en dehors des rencontres, sans doute le jour de l’anniversaire de Mme Lafage. Ce fut un moment de cohésion de la promo et quel plaisir de voir Mme Lafage se « casser » la tête sur notre cadeau (un casse-tête en bois).

 

Le cours que j'ai préféré ? 

Je pourrais dire le droit, ayant déjà une formation de deux ans dans cette matière, mais je répondrai l’histoire. M. Olivier a réussi à rendre intéressante l’Epoque Moderne. Depuis mon enfance, je n’aime pas cette période et je fais en sorte de l’éviter. Louis XIV est ma bête noire. Ma famille paternelle est originaire du dernier village de Franche Comté (Faucogney-et-la-Mer en Haute-Saône) qui a résisté à son rattachement à la France. De fait, plus de BMS, puisque tout a brûlé en 1674.

 

Ce que j’aime dans l’Association des étudiants de généalogie de Nîmes ?

Sa convivialité. Etre à la naissance d’une belle aventure.

 

Où j’en suis dans mon installation professionnelle ?

Installée depuis septembre 2017, les éléments se mettent en place doucement. Il a fallu penser à un logo, faire les cartes de visite, une plaquette... Heureusement je suis bien entourée, avec deux relectrices de choix pleines de bons conseils (elles se reconnaîtront).

 

Mon matériel et mes logiciels de généalogiste ?

Du papier, un critérium avec une mine 2B, un taille-crayon et une gomme.

Sinon j’utilise Hérédis, InDesign, Pack Office.

 

Mes sites préférés ?

Ceux que je consulte le plus : les services d’Archives en ligne, Gallica, Filae, Généanet.

Des blogs : La gazette des ancêtres, le blog du DU, Ouvrages de Dame, Couleurtourterelle…

 

Mes atouts personnels en tant que généalogiste ?

Peut être un regard différent. Je suis arrivée à la généalogie pour remettre de l’ordre dans ma vie. Grâce à la psychogénéalogie j’ai pu faire ce « ménage ».

La généalogie est certes un ensemble de noms, de dates. Mais c’est surtout, à mon sens, une histoire d’êtres humains. J’attache beaucoup d’importance aux branches féminines, la seule dont on soit sûr !!!

 

Mes projets généalogiques en cours ?

Les familles françaises artistes de cirque.

L’histoire des petites brodeuses de marquoirs.

Les optants alsaciens-lorrains et leurs migrations.

Etude du fond Médard – Montpellier.

Un relevé de soldats napoléoniens corréziens.

La généalogie des commissaires de police d’Alsace.

 

Ce que je voudrais être dans ma vie de généalogiste professionnel ?

Quelqu’un qui apporte de la joie et comme je verse dans la psychogénéalogie, je souhaite pouvoir, par mes recherches ou par mon aide à la recherche, être une source d’apaisement et de bienveillance.

 

Si mes compagnons de promo me donnaient un surnom, ce serait…

La fille de l’Est ?

Ma devise ? 

Plie mais ne rompt pas.

 

 

 

 

 

Portrait n°2